Fernand Pelloutier
| | | |






















Accueil >> les brèves

Résultats par page : 5 | 10 | 20 | 50  

 Aller à la page 1 2 3 4 >>

Appel à contributions pour la revue Dissidences :«Les syndicalismes dans l?horizon révolutionnaire, XIXe-XXe siècle»
Ajouté le 10/11/2010
Appel à contributions pour Dissidences :

(Clôture des propositions de contribution 30 avril 2011).

«Les syndicalismes dans l’horizon révolutionnaire, XIXe-XXe siècle»

L’historiographie consacrée au syndicalisme, dans son rapport au phénomène révolutionnaire, s’érode. Les publications sont moins nombreuses. Il s’agit là sans doute d’un effet de la désaffection de l’histoire ouvrière dont Antoine Prost note la « centralité perdue ».

Pourtant, des différentes structures produites par le mouvement ouvrier depuis le XIXe siècle (mutuelles, coopératives, amicales…), ou suscitées par la démocratisation des sociétés (associations…), le syndicalisme est certainement celui qui a le plus entretenu de liens avec la thématique révolutionnaire.

Choisissant la thématique des syndicalismes dans l’horizon révolutionnaire, ce numéro de Dissidences ne souhaite pas uniquement focaliser l’attention sur le syndicalisme révolutionnaire. La question des liens entre syndicalisme et révolution nous paraît plus ample, et nécessite à nos yeux de déconstruire l’amalgame qui identifie toute prise de position révolutionnaire dans le mouvement syndical à l’expression de la tradition syndicaliste révolutionnaire.

L’approche choisie entend embrasser le syndicalisme dans sa diversité, sa bigarrure. Aussi ce dossier n'abordera pas uniquement le syndicalisme confédéré ou ouvrier ; les propositions d'articles traitant du syndicalisme étudiant, des professions indépendantes ou agricoles seraient appréciables. De même, nous ne souhaitons pas nous limiter à la seule perspective nationale, mais davantage privilégier le comparatisme et la dimension internationale. Enfin, attentif à une histoire sociale et politique du syndicalisme, ce numéro de Dissidences ambitionne également d’examiner l’objet syndical dans l’horizon révolutionnaire avec les outils de l’histoire culturelle : l’analyse des représentations du fait révolutionnaire dans l’espace syndical, la déconstruction de catégories comme le clivage réformiste / révolutionnaire dont il s’agirait de restituer l’historicité, ont ici toute leur place, comme la réflexion sur l’historiographie ‘‘révolutionnaire’’ du syndicalisme. Ces approches complètent à nos yeux les perspectives ouvertes par la sociologie politique, les corpus prosopographiques.

Les thématiques suivantes n’ont donc qu’une valeur indicative. Elles balisent le projet de ce volume.

Le rapport des syndicalistes aux révolutions et mouvements révolutionnaires

Le rapport au phénomène révolutionnaire a fait l'objet de très nombreux débats au sein des organisations syndicales, qu'elles se définissent ouvertement révolutionnaires ou au contraire quand un de leur principal objectif est d'écarter cette dimension (syndicats jaunes, syndicats catholiques ou certains syndicats réformistes). Revenir sur l’historicité de ces rapports permet d’envisager les positionnements, les discours, les pratiques des syndicats face aux événements révolutionnaires internationaux. C’est aussi le lieu d’une interrogation de la pertinence du clivage réformiste / révolution ou du mot valise que serait le ‘‘mouvement social’’, et l’occasion de revenir sur le répertoire syndical des formes d’associations ou d’agrégations aux phénomènes révolutionnaires. L’ensemble des contributions envisagera ces rapports à partir de l’objet syndical.

Les militants révolutionnaires au sein des syndicats

Prises dans l’horizon révolutionnaire, les organisations syndicales apparaissent fréquemment comme des lieux au sein desquelles des militants révolutionnaires s’investissent. Sans faire l’impasse sur une brève définition du caractère « révolutionnaire » de ces militants, les communications s’attacheront à scruter les ressorts et les modalités de leur investissement réfractées par l’organisation syndicale. L’intérêt des organisations politiques pour cet investissement militant sera tenu en hors champ de l’analyse ; importe davantage l’impact de cet investissement au sein de la sphère syndicale en terme de pratiques, de structuration et d’inscription du syndicat dans l’espace public. La présence de ces militants révolutionnaires au sein des organisations syndicales peut également être l’amorce d’une analyse sur l’accueil des exilés politiques, l’inscription des syndicats dans les campagnes de solidarité internationale.

Le syndicalisme dans la révolution.

Centrées ici sur l’événement révolutionnaire, les propositions de communication questionneront le rôle joué par les organisations syndicales dans la préparation, l'organisation, la menée des faits révolutionnaires (Révolution russe, allemande, espagnol, chinoise...). Comprendre les positionnements, les articulations avec les autres forces politiques à l'œuvre dans l’espace révolutionnaire (concurrence ou complémentarité...), mais aussi le devenir de ces syndicats à l'issue de ces évènements, permet de mieux apprécier la singularité du fait syndical dans l’évènement révolutionnaire.

Volontairement ouvertes, ces pistes balisent l’équilibre général de ce numéro, décliné sous les formes complémentaire d’une revue papier et de son site (http://www.dissidences.net/) où figureront des articles inédits, des recensions bibliographiques. Le choix de l’un des deux supports reste à la discrétion du comité de rédaction de Dissidences.

Toutes les propositions de contributions (maximum 500 mots, 2500 signes) sont à adresser à Vincent Chambarlhac (v.chambarlhac@wanadoo.fr), David Hamelin (david.hamelin@aliceadsl.fr). La clôture de ces propositions sera effective à compter du 30 avril 2011 et la décision communiquée aux auteurs fin juillet 2011. La date limite de remises des textes est le 30 octobre 2011.

Chaque texte ne devra pas excéder 25 000 signes, tout en respectant les consignes de rédaction disponibles sur le site www.dissidences.net/documents/consignes.pdf. Les articles sélectionnés pourront indistinctement être publiés dans la revue papier ou sur le site internet.
Appel à communication : Les bourses du travail
Ajouté le 16/06/2009
Dossier des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique
Les bourses du travail : retour sur un objet méconnu

Constatant qu'à l'exception de ce que rendent accessible de trop rares ouvrages ou quelques articles éparses dans les revues scientifiques, on ne connaît en définitive que peu de choses concernant les Bourses du Travail en France, la rédaction des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique a décidé de consacrer un dossier double de la revue à cette question. Cet appel à communication vise à rassembler au mieux la diversité des savoirs sur une dimension importante des mobilisations collectives du mouvement ouvrier. Ces organismes au croisement du syndicalisme de lutte et du syndicalisme de service, forme de syndicalisme à base multiple, comme le qualifiait Michel Dreyfus dans un ouvrage publié il y a une douzaine d'années 1, ont pourtant joué un rôle prépondérant et certainement sous-estimé dans la France de la Belle Epoque. Il convient aujourd'hui de réparer cet oubli de la recherche historique en essayant d'écrire une histoire de ces oeuvres ouvrières leur restituant toute leur place. Le travail souhaite, en re-légitimant cet objet, apporter une contribution scientifique à la connaissance des Bourses du Travail et aborder plus largement leur impact sur le monde salarial du tournant des XIXème et XXème siècle.

Curieusement, les appels de Peter Schottler au début des années 80, au-delà de la polémique que son livre a pu susciter sur la nature de ces oeuvres sociales, n'ont pas vraiment été entendus des historiens. Il alertait pourtant sur les nombreuses zones d'ombre que son travail laissait : nécessité d'analyser la vie de la fédération des Bourses du Travail, de renouveler la connaissance par la micro histoire ou les recherches régionales. Depuis les années soixante, les enquêtes localisées portant sur le mouvement ouvrier, sa structuration et son développement ont intégré dans leur champ d'analyse les Bourses, permettant de découvrir certaines spécificités, leur interaction avec l'environnement social local. Il est même vraisemblable que la plupart d'entre elles ont été observées, y compris modestement, à travers ces monographies locales. Pourtant aucune synthèse n'a été entreprise. Il s'agit donc par ce dossier des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique de contribuer à cette synthèse en l'élargissant à des thématiques connexes telles que le syndicalisme révolutionnaire, la notion d'indépendance, l'histoire de la formation des adultes, champ de recherche devenu légitime depuis le milieu des années 1970 2, notamment des études autour de la loi de 1971 sur la formation professionnelle, mais aussi ses développements dès le début du XXème siècle 3.

Axes privilégiés d'interventions
  • Les bourses du travail dans leur dimension locale. Ce dossier veut favoriser les approches comparatistes.
  • Les bourses et leurs réalisations sociales.
  • Fonctions éducatives, professionnelles ou de placements, mise en place des services juridiques ou médicaux, de sections des pupilles, les publics concernés.
  • La prise en charge des activités des Bourses du Travail par les pouvoirs publics.
  • Vidées progressivement de leur substance, les Bourses ont été partiellement prises en charge par d'autres organismes. Le dossier souhaite permettre de comprendre ces évolutions.
  • Les Bourses du Travail et les enjeux idéologiques.
  • Elles sont également sources de conflits entre courant du mouvement ouvrier. Des modèles concurrents aux bourses classiques ont été mis en place, telles les Bourses chrétiennes du Travail ou les Bourses du Travail indépendantes impulsées par les syndicats " jaunes " .
  • Les Bourses du Travail et leur animateur.
  • Des outils tels que le " Maitron " aident à connaître les hommes et femmes qui ont animé ces institutions. Mais se sont-ils cantonnés à oeuvrer au sein des bourses, ont-ils doublé leur engagement d'un militantisme au sein de partis politiques, de coopératives ou de mutuelles ? Peut-on faire carrière par son investissement dans ces structures ? Est-il possible aujourd'hui d'avancer dans la réalisation d'une sociologie historique de ces militants ?
  • Les expériences au niveau international.
  • Création, cheminement et rayonnement des expériences d'organismes comparables, directement inspirés ou non par l'exemple français, à l'étranger : chambres du Travail en Italie, athénées libertaires en Espagne, absence de structure de ce type en Belgique ....
  • La production scientifique sur les Bourses du Travail
  • Est-il possible d'établir une historiographie de ce sujet ? Comment expliquer, notamment, le relatif désintérêt dont les Bourses ont été l'objet en France alors que de nombreuses publications étrangères, anglo-saxonnes surtout, ont valorisé ces institutions ?
Modalités pratiques
Ce dossier consacré aux Bourses du travail paraîtra dans le numéro des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique du second semestre de l'année 2010.

Date limite de soumission des propositions d'articles : 30 novembre 2009 Date de limite de réception des articles rédigés : 30 juin 2010

Les propositions d'article doivent être présentées sous forme de document Word d'une à deux pages (environ 2000 à 4000 caractères). Elles devront mentionner le nom et prénom de l'auteur, sa discipline d'origine, son statut, son rattachement institutionnel, son adresse électronique et postale . Les articles seront à envoyer en word et ne devront pas excéder 40000 caractères. Voir les préconisations dans chaque numéro de la revue.

Les propositions de communication seront adressées à David Hamelin, rédaction des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique : david.hamelin@aliceadsl.fr
Téléphone : 05 49 59 42 25 /06 60 50 28 44

Pour les envois postaux , Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique
6, avenue Mathurin Moreau
75167 Paris Cedex 19

1 Michel Dreyfus, Histoire de la C.G.T., Bruxelles, Complexe, 1995, 407 p., en collaboration avec S. Kott, M. Pigenet et N. Whiteside, " Les bases multiples du syndicalisme au XIXe s. en Allemagne, France et Grande-Bretagne ", dans L'invention des syndicalismes. Le syndicalisme en Europe occidentale à la fin du XIXe siècle, sous la dir. de J.L. Robert, F. Boll, A. Prost, Paris, Publications de la Sorbonne, 1997, p. 269-284.
2 Le GEHFA regroupe les principaux chercheurs sur le sujet. Cette association propose un site internet présentant ses activités et une recension bibliographique fort utile relative à la formation des adultes : gehfa.com/
3 Nous renvoyons ici aux travaux pionniers de Noël Terrot ou Françoise Laot sur l'histoire de la formation des adultes.
1-3 mai 2009 : Vivre l'anarchie. Expériences communautaires et réalisations alternatives (XIXe et XXe siècles)
Ajouté le 23/02/2009

Colloque vivre l'anarchie CIRA Limousin
 
 Vivre l'anarchie :
expériences communautaires et réalisations
 alternatives (XIXe et XXe siècles)
 

Après les années de doute qui ont suivi la chute du mur de Berlin et l'effondrement du communisme, de plus en plus de personnes par-delà leurs différences idéologiques de départ, s'interrogent aujourd'hui sur les moyens qui permettraient d'éviter les erreurs sur lesquelles ont échoué les tentatives émancipatrices du passé.
Fait symptomatique, tout un pan de la tradition socialiste et ouvrière que l'approche marxiste stalinienne dominante avait stigmatisé comme utopiste sort de l'ombre. Qu'il s'agisse du commerce équitable, des vertus du crédit gratuit ou de l'économie sociale, nous assistons à une véritable réhabilitation posthume d'une tradition émancipatrice qui avait été l'apanage des premiers socialistes et qu'il est possible de retrouver dans de multiples manifestations anarchistes du XIXe et du XXe siècle.
Loin de l'image d'Epinal de l'anarchiste poseur de bombes ou doux rêveur, les courants libertaires ont su impulser dès leur origine des pratiques militantes visant à favoriser le changement social radical au moyen de réalisations de projets de communautés de vie ou de travail en rupture avec les conditions de vie et de production de leur temps. Cette volonté de commencer les transformations souhaitées ici et maintenant sans attendre le jour hypothétique de la révolution sociale, que nous appelons l'anarchisme réalisateur, n'a pas été l'apanage exclusif des courants libertaires. Elle prolonge, à sa manière, les pratiques des réformateurs sociaux d'avant 1848 qui, tel Fourier, étaient partisans non pas de vagues rêves utopiques aux conséquences inévitablement totalitaires ou liberticides, mais de ce qu'ils présentaient explicitement comme des formes d'expérimentation sociale.
En organisant ce colloque, le but que nous nous fixons est donc de contribuer à mieux connaître ce qu'il faut considérer comme une conception à part entière du changement social radical qui déborde le cadre strictement anarchiste et/ou libertaire. La présentation de quelques-unes de ses multiples manifestations, enfin, nous offrira aussi l'occasion de nous interroger sur la pertinence et la portée de ce modèle encore aujourd'hui.

 

______________________________________

Vendredi 1er mai (14h30-17h30) : Du socialisme expérimental à l'anarchisme réalisateur. Expérimentation et changement social au sein des courants socialistes au cours du XIXe siècle

  Modérateur : Gaetano Manfredonia
Pierre Mercklé, Le Phalanstère est un laboratoire. La science sociale expérimentale de Charles Fourier entre théorie et pratique.
Olivier Chaïbi, Réalisations et réalisateurs proudhoniens
Nathalie Brémand, Education et révolution : l'enfant et le changement social chez les fouriéristes, les communistes icarienset les anarchistes
Soirée (21h) : Projection du film de Jean-Luc Comolli, La Cecilia (1975)
______________________________________

Samedi 2 mai
(9h30-12h30) : Insurrection ou évolution ? : tendances et manifestations de l'anarchisme réalisateur jusqu'à l'entre-deux-guerres
 Modérateur : Ronald Creagh
Isabelle Felici, La Cecilia : quels enseignements pour les anarchistes du XXIe siècle ?
Anne Steiner, Vivre en anarchiste à la Belle Epoque : la tentation de l'illégalisme
pour échapper au salariat. Débats au sein des milieux individualistes dans les années qui précèdent la guerre
Gaetano Manfredonia, L'Anarchisme réalisateur d'E. Armand
Céline Beaudet, Les Colonies anarchistes de l'Entre-deux-guerres : de la mêlée au désert
______________________________________

Samedi 2 mai (14h30-17h30) : Le renouveau des expériences réalisatrices et/ou alternatives depuis les années 1960
Modératrice : Marianne Enckell
Edward Sarboni, 1968 à 1978 : Communautés libertaires et rejet des pratiques « politiques » institutionnalisées
Ronald Creagh, La Fourmilière américaine : de la microsociété au groupe affinitaire. Anarchisme diffus ou anarchisme confus ?
Jean-Manuel Traimond, Christiania : une quasi anarchie depuis 1971

Soirée (21h) : Projection du documentaire Autrement. Ce documentaire a été réalisé et produit en 2002 par une équipe liée à Espace Noir, lieu culturel autogéré de Saint-Imier dans le Jura suisse.

______________________________________

Dimanche 3 mai
(9h30- 12h30) : Débat Persistance et actualité des stratégies réalisatrices
Modératrice : Claire Auzias
Marianne Enckell, Vivre autrement en Suisse
Jean Berthaut, Squats, une expérience collective urbaine

Force ouvrière, acteur de la vie contractuelle et du paritarisme (fin des années 1950-début des années 1980)
Ajouté le 12/12/2008

Résumé


Le colloque couvre le deuxième âge de la CGT-FO, celui de son affirmation dans la configuration syndicale française à travers l’expression d’une identité réformiste et sa mise en œuvre concrète. On a privilégié le rôle de la Confédération dans le développement de relations contractuelles et d’institutions paritaires. De l’avancée sur la protection contre le chômage, risque secondaire en 1958, à l’impossibilité de s’accorder sur la flexibilité en 1984, un cycle s’achève sur lequel la Confédération a laissé sa marque. Occasion de croiser les analyses d’historiens, de sociologues et de politologues, le colloque permettra aussi de les confronter à celles des acteurs syndicaux de Force ouvrière.

PROGRAMME

11 décembre 2008

(9 heures) : accueil des participants

Matinée :
présidents : Antoine Prost (Centre d’Histoire sociale du XXe siècle) et René Valladon (Bureau confédéral de la CGT-FO)

Accueil des participants

* Allocution d’ouverture : Jean-Claude Mailly (secrétaire général de la CGT-FO)
* Introduction aux débats : Michel Pigenet (Centre d’Histoire du XXe siècle)

A) Identités et orientations : rapporteur : Alain Bergounioux (président de l’OURS) ; grand témoin : Marc Blondel (ancien secrétaire général de la CGT-FO)

* FO et la question de l’intégration : J.M. Pernot (IRES)
* « Tout le boulot qu’on a fait… » ; regards rétrospectifs de quelques meuniers du social : M. Pigenet (CHS)
* Les sensibilités à FO : socialistes, franc maçons, libre penseurs et les autres : D. Lefebvre (OURS)
* FO, considérée par ses minorités politiques. Le cas des anarchistes : G. Ubbiali (IHC, université de Bourgogne)
* La CGT-FO aux marges du mouvement ouvrier : reformulations idéologiques et isolement du milieu syndical dans les années 1970 : K. Yon (Lille 2, CRP)
* Les syndicalistes FO dans leur rapport au politique. Elément révélateur d’une culture d’organisation et de pratiques militantes : S. Paquelin (université de Bourgogne)

12h30 : déjeuner

François Bonnaud, Carnets de luttes d?un anarcho-syndicaliste : souscription
Ajouté le 01/10/2008
François Bonnaud
Carnets de luttes d’un anarcho-syndicaliste syndicaliste (1896-1945)
Du Maine-et-Loire à Moscou
Editions du Centre d'histoire du travail (Nantes)

Nous aurons le plaisir de publier en novembre les mémoires de François Bonnaud, militant anarcho-syndicaliste angevin, dont les archives sont conservées par le CHT.

Anarchiste, syndicaliste, antimilitariste, internationaliste, pacifiste, anticlérical, hygiéniste, néo-malthusien et, par-dessus tout, homme libre, François Bonnaud (1896-1981) fut l’une des figures du syndicalisme ouvrier du Maine-et-Loire.

Ce recueil rassemble une biographie (1986-1939) comprenant sa jeunesse passée dans la campagne du Maine-et-Loire, un témoignage poignant sur sa vie de soldat pendant la Première guerre mondiale et l’occupation de l’Allemagne, son implication dans le mouvement syndical angevin (dans les chemins de fer puis dans le secteur du bois) de l’entre-deux-guerres, et sa vie de receveur des postes en Indre-et-Loire à partir des années 1930 ; inclus également le récit remarquable de son séjour à Moscou en 1928 comme délégué de la CGTU au congrès de l’Internationale Syndicale Rouge au cours duquel il rencontre clandestinement quelques figures de l’opposition (trotskyste et anarchiste) au stalinisme. Enfin, il nous livre un saisissant « Journal de guerre » (1939-1945), témoignage rare d’un militant de base sur les relations internationales, le régime de Vichy et la vie sous l’Occupation.

Extrait

« Continuant à défendre avec âpreté mon point de vue anarcho-syndicaliste dans les réunions syndicales, je suis la bête noire des communistes qui me combattent plus qu’ils ne combattent la bourgeoisie et ses institutions. Il est vrai que le risque est moins grand. Heureusement, abstinent et sérieux, je ne leur donne pas prise, d’autant plus que toutes les fonctions que j’occupe le sont à titre bénévole. Mais si j’avais voulu vendre ma conscience, me convertir par intérêt, j’aurais eu la possibilité d’avoir une des innombrables sinécures payées par les moujiks russes. J’aurais même pu décrocher une timbale à la chambre des députés. Je ne suis pas à vendre, j’ai continué ma vie de labeur, de misérable ouvrier mais j’ai les mains propres et la conscience tranquille. »

Le livre sera en vente en librairies à partir de la fin novembre 2008 au prix de 20 €. Il vous est également possible de l’obtenir à un tarif préférentiel en remplissant le bon ci-dessous et en nous l’adressant, avec votre règlement avant le 30 octobre prochain.

PRIX MAURICIUS 2009
Ajouté le 05/09/2008

L'INSTITUT FRANÇAIS D'HISTOIRE SOCIALE
Reconnu d'utilité publique en 1957
décernera début 2009 Le PRIX MAURICIUS d'un montant de 1000 Euros

Destiné, selon le voeu du donateur, à récompenser un travail de recherche universitaire (mémoire de master, thèse ou ouvrage à caractère scientifique) portant sur les courants sociaux et notamment sur le mouvement anarchiste.

Les travaux sont à adresser en deux exemplaires (version papier et CD-ROM) avant le 15 décembre 2008 à

Institut français d'Histoire sociale, Archives nationales,
60, rue des Francs-Bourgeois,
75141 Paris Cedex 03

Le précédent prix a été décerné à Maud FÉE (Université Paris IV) pour : Réformes et révolution dans « Le Révolté », neuf ans de propagande anarchiste.
Le catalogue en ligne du Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (CIRA)
Ajouté le 18/06/2008

 English, italien and spanish: see below

Chers amis, Chers camarades,

La campagne de recherche de fonds lancée début 2007 s'est achevée en octobre dernier sur un succès. Grâce à la générosité d'ami-es, de militant-es, de groupes et d'organisations qui ont donné de l'argent et du temps, la somme nécessaire au maintien du CIRA à son emplacement actuel a pu être réunie.

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont donné, relayéla campagne, organisé un événement, etc.

Dans la foulée de cette campagne, nous avons mené à bien le projet de migration du catalogue du CIRA. Celui-ci est désormais consultable en ligne à l'adresse: www.cira.ch Il rassemble le catalogue des périodiques et celui des monographies, enregistrements vidéos et audio jusqu'ici séparés, en une seule base de données pourvue d'un moteur de recherche.

Le logiciel utilisé, PMB, est distribué sous licence CeCil (équivalent français de la GPL). La récupération des données des deux catalogues et la configuration du logiciel pour les besoins du CIRA ont réclamé un peu plus de six mois de travail. Cela permettra aux lectrices et lecteurs éloignés de Lausanne de bénéficier d'un catalogue à jour et de possibilités de recherche développées.

Faites-nous part de vos commentaires, difficultés, propositions d'amélioration, etc.

Salutations cordiales,
le CIRA



# Italiano


Amici, compagni,

La campagna di solidarietà di 2007 è stata un successo. Tanti amici ed amiche, militanti, gruppi ed organizzazioni hanno dato tempo e denaro con generosità e abbiamo, grazie a voi, potuto riunire la somma necessaria per mantenere la biblioteca al suo posto attuale.

Ringraziamo molto tutti quei che hanno fatto donazioni, fatto conoscere la campagna, organizzato serate benefit, ecc.

Dopo questa campagna, abbiamo realizzato il progetto di cambiare il software del nostro catalogo. Questo è ormai consultabile sull'Internet all'indirizzo www.cira.ch. Riunisce il catalogo dei periodici e quelle delle monografie finora separati.

Il software utilizzato, PMB, è distribuito sotto la licenzia CeCil (equivalente francese della GPL). La ricuperazione delle dati dei due cataloghi e la configurazione del software per l'uso del CIRA hanno richiesto circa sei mesi du lavoro. Dovrebbe permettere ai lettori e alle lettrici allontanati di Losana di consultare un catalogo aggiornato e di utilizzare modi di ricerche molto sviluppate. L'interfaccia di ricerca è disponibile in italiano e il resto del sito sarà presto tradotto.

Fateci conoscere le vostre proposte di miglioramento, le vostre difficoltà, ecc.

Cordiali saluti,
il CIRA



# English

 

Dear friends, dear comrades,

The solidarity and fund raising campaign of 2007 has been successfull. Thanks to the many friends, comrades, groups or organizations who gave time and money, the amount requested in order to keep the library at its current location has been collected.

Many thanks to those who donated money, relayed the campaign, organised events, etc.

After this campaign, we achieved the migration of the cataloguing software. The library's catalog is now available online under www.cira.ch. It gathers serials, monographies, audio and video recordings in one database. The interface exists also in English.

The software, PMB, is distributed under the CeCil licence, a French equivalent of the GPL. The old catalogue's recovery, the software configuration took about six months work. This should allow readers located away from Lausanne to consult an updated catalog and to use advanced search possibilities.

Fraternal regards,
the CIRA



# Castellano


Estimados amigos y compañeros,

La campaña de solidaridad del año 2007 fue un éxito. Gracias a la generosidad de amig@s, de militantes, de grupos y organisaciones que han dedicado tiempo y han contribuido con sus donativos, se ha podido reunir la suma necesaria para que el CIRA pueda mantenerse en su sitio actual.

Muchísimas gracias a tod@s l@s que han contribuido, que han difundido la información, que han organizado eventos de solidaridad…

Después de esta campaña, hemos acabado con nuestro proyecto de modificar el sistema de catalogación del CIRA. Ya se puede consultar a la dirección web siguiente: “www.cira.ch”. Reúne en un solo catálogo, los periódicos, monografías, vídeos y documentos sonoros que, hasta ahora, estaban separados. Además, tiene motor de búsqueda.

El programa utilizado, PMB, está distribuido bajo licencia CeCil (equivalente francés de la GPL). La recuperación de las informaciones y la configuración del nuevo programa han necesitado un poco más de seis meses de trabajo. Así permitirá a l@s lectoras y lectores que viven lejos de Lausana de consultar un catálogo regularmente actualizado y de beneficiar de posibilidades de investigación más desarrolladas.

No duden en comunicarnos sus comentarios, dificultades y propuestas para su mejoramiento.

Saludos cordiales.
El CIRA

CIRA
Beaumont 24
CH-1012 Lausanne
www.cira.ch
La Bibliothèque Virtuelle sur les Premiers Socialismes du SCD de l?Université de Poitiers
Ajouté le 12/06/2008

Le 1er juin 2008, le Service commun de la documentation de l’Université de Poitiersa ouvert la Bibliothèque virtuelle sur les Premiers Socialismes http://premierssocialismes.edel.univ-poitiers.fr, dans laquelle sont consultables des documents sur les socialistes «utopiques» provenant du fonds légué à l’Université par Auguste Dubois et conservé au service du fonds ancien de la Bibliothèque Universitaire.
Ces documents sont accompagnés de présentation les contextualisant et  d’indications bibliographiques. Un index par thème, par auteur et par date ainsi qu’un moteur de recherche enrichissent les possibilités de recherche à l’intérieur du site.
Cette bibliothèque électronique est évolutive, des documents accompagnés de leur présentation étant mis en ligne régulièrement. Actuellement l’ensemble porte sur les fourièristes.Seront ensuite rajoutés des documents sur les saint-simoniens, Louis Blanc, Cabet et les communautés icariennes, Pierre-Joseph Proudhon, etc.
Les documents numérisés sont également accessibles dans Gallica. Dans un premier temps les textes sont publiés en mode image mais certains seront par la suite accessibles en mode texte.
Call for papers for a panel on anarchism, labour and syndicalism
Ajouté le 05/12/2007

With a view to the forthcoming 1st Anarchist Studies Network Conference (Loughborough University, Sept. 2008), we would like to organise a workshop on syndicalism or more generally on issues related to anarchism and the labour movement. The theme will be understood in its broadest sense, with no specific geographical or period restriction. Possible topics (by no means exclusive) could include:

- the everyday practice of syndicalism in the workplace or the unions

- the relationship of syndicalist militants with more reformist elements within the unions, in the workplace or during strikes, and with marxists

- theories of syndicalism and their legacy

- comparative studies of syndicalist movements or theories

- biographies of prominent as well as lesser-known syndicalist militants

- syndicalist networks

- syndicalist papers

- the transnational diffusion of syndicalism

- strategies associated with syndicalism (sabotage, the general strike…)

- syndicalism and parliamentary politics

- syndicalism and war

- syndicalism and marxism

- syndicalism and councilism
 
For further details and submissions, please contact or Constance Bantman (cbantman@imperial.ac.uk) or Dave Berry (D.G.Berry@lboro.ac.uk).
Mil neuf cent en ligne sur Persée
Ajouté le 09/11/2007

Nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer le portail Persee, et d'indiquer notre intérêt pour ce mode de mise en ligne de revues de sciences humaines qui conservaient la personnalité de l'édition papier grâce à une interface de visionnage des articles en PDF. [Lire la brève du 17/05/2005]

Voici tout juste quelques heures, la revue Mil neuf cent (anciens Cahiers Georges Sorel), vient de faire son apparition sur le portail. C’est l’intégralité des numéros depuis 1983 jusqu’en 2000 qu’il est dorénavant possible de consulter en ligne.

Inutile ici d’indiquer l’intérêt majeur pour l’étude du syndicalisme révolutionnaire que représente cette revue. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de cette bonne nouvelle !

La revue sur Persee.fr

Le site de Mil neuf cent

 Aller à la page 1 2 3 4 >>

© 2004-2008 - http://www.pelloutier.net
Aucune reproduction à caractère commercial n'est autorisée.
Pour nous contacter : webmaster[AT]pelloutier[POINT]net