Sacco et Vanzetti ne constituent point une exception dans l’histoire du capitalisme américain. Dans les débuts de la guerre mondiale, Joe Hill, un valeureux militant des Travailleurs Industriels du Monde » (I.W.W.) fut accusé faussement de vol et de meurtre, et condamné à mort. Au moment de marcher au supplice, le 18 novembre 1915, il légua ce testament philosophique :
Mon testament ! qu’il est facile à faire :
Je n’ai plus rien. Pas de partage,
Et pas d’émoi pour mes parents.
« Elle n’amasse pas mousse, la pierre qui roule ».
Mon cadavre ! Ah, si je puis en décider,
Que le feu le consume !
Que mes cendres soient dispersées par le vent joyeux,
Dans la campagne renaissante !
Peut-être alors, quelque fleur fânée
Revivra-t-elle, épanouie.
C’est là mon dernier vœu, pour cette argile,
Soyez heureux, vous tous ! Joe Hill.
----------------------------------------
My Last Will
My will is easy to decide,
For there is nothing to divide,
My kin don't need to fuss and moan -
"Moss does not cling to a rolling stone."
My body? Ah, If I could choose,
I would to ashes it reduce,
And let the merry breezes blow
My dust to where some flowers grow.
Perhaps some fading flower then
Would come to life and bloom again.
This is my last and final will,
Good luck to all of you, Joe Hill.